jeudi 14 février 2013

La France serait en mesure de contrôler les communications téléphoniques dans différents pays d'Afrique dont le Mali...

On apprend que le président français, François Hollande, a demandé au groupe Vivendi, une multinationale française spécialisée dans la communication et le divertissement, de surseoir à la mise en vente des 53% de parts qu'il détient dans le capital de Maroc Telecom au profit de l'opérateur qatari Qtel. Le motif de cette demande s'inscrit dans le répertoire sécuritaire de la guerre au Mali. Les stratèges de l'armée française poussent leur gouvernement à faire en sorte que Vivendi demeure copropriétaire de l'opérateur marocain, lui-même propriétaire de plusieurs opérateurs au Mali, en Mauritanie ou encore au Burkina Faso. À travers Vivendi la France souhaite donc garder le contrôle des réseaux de télécommunications dans toute cette région durant toute l'intervention militaire. Les militaires français veulent intercepter la totalité des conversations téléphoniques ou électroniques des djihadistes d'AQMI ou du MUJAO, qu'elles soient émises par des portables ou qu'elles soient filaires. Le renseignement électronique, très utile dans la localisation et la neutralisation des cibles identifiées, s'invite donc dans cette guerre du Sahel. Selon des sources militaires fiables, les forces aériennes françaises se sont bien gardées de bombarder les antennes BTS téléphoniques et le reste des infrastructures de télécommunications installées dans les villes contrôlées par les islamistes. Les forces spéciales pourront alors compter sur l'aide de l'opérateur pour contrôler les communications entre les centres de commandement et les djihadistes, au lieu de les couper. D'où cette lourde insistance du palais de l’Élysée à tout faire pour empêcher les Qataris de prendre le contrôle des infrastructures télécoms maliennes. (La voix de la République islamique d'Iran, le 14-02-2013)

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