vendredi 9 décembre 2016

Les intérêts britanniques en Afrique sous la haute surveillance du GCHQ...

Les dernières révélations des documents fournis par l'ancien agent de la NSA Edward Snowden indiquent que les services secrets britanniques surveillent de très près leurs intérêts sur le continent africain. Ces services secrets ont en effet espionné vingt pays africains entre 2009 et 2010. Chefs d’États, ministres, opposants, diplomates ou encore hommes d'affaires, la liste est longue. Selon le journal Le Monde et le site d'informations The Intercept le GCHQ, l'antenne des services secrets britanniques, a intercepté leurs conversations. C'est le cas du président angolais José Eduardo dos Santos dont les informations ont été partagées avec les États-Unis, du chef de l’État congolais Joseph Kabila et de son entourage, notamment son conseiller spécial Augustin Katumba Mwanke très impliqué dans les contrats miniers. Le GCHQ intercepte aussi les conversations téléphoniques du président togolais Faure Gnassingbé ou encore du chef d’État de la Sierra Leone Ernest Bai Koroma. Les services de renseignement et les groupes rebelles sont aussi surveillés de très près. Le GCHQ s'intéresse aux services de renseignement libyens, mais aussi aux groupes rebelles au Soudan et au Tchad. Autres cibles, l'armée nigériane, mais aussi les membres du Mouvement d'émancipation du delta du Niger. Une surveillance renforcée après que ce groupe armé a pris en otage un Britannique. Un groupe réputé pour ses attaques contre les plateformes pétrolières, le MEND menaçait les intérêts de la Grande-Bretagne. Les opérateurs téléphoniques ne sont pas épargnés. C'est le cas par exemple du Sud-Africain MTN, mais aussi de France Telecom et d'Orange.
(Médi-1, le 08-12-2016)
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mercredi 24 août 2016

La NSA aurait été prise pour cible par des hackers russes présumés...

Un piratage informatique contre les médias américains a notamment visé le quotidien américain New York Times. Une source fédérale citée par la télévision estime que les services de renseignement russes sont très probablement derrière ces cyberattaques. D'après la chaîne CNN les enquêteurs pensent que ces récentes attaques s'inscrivent dans une campagne plus large qui a également visé des instances du Parti démocrate. L'équipe de campagne de la candidate démocrate à la Maison-Blanche, Hillary Clinton, accuse Moscou d'avoir piraté les messageries du Comité démocrate national. Toujours selon CNN, des hackers russes sont aussi à l'origine de tentatives de cyberattaques de groupes de réflexion installés à Washington. Même l'Agence de sécurité nationale américaine, la NSA, a été prise pour cible et des programmes secrets lui ont été dérobés, selon des éléments publiés la semaine dernière, notamment par le site d'information The Intercept.
(Kol Israël, le 24-08-2016)

mercredi 17 août 2016

L'armée israélienne lance un appel d'offres portant sur la création d'un nouveau centre d'écoutes...

Tsahal a lancé un appel d'offres pour la création et le fonctionnement d'un QG d'écoutes à Beer-Sheva. Le ministère de la Défense indique que cette démarche améliorera nettement les capacités opérationnelles de l'armée et contribuera au renforcement de l'économie à hauteur de près de six milliards de shekels par an.
(Kol Israël, le 17-08-2016)

mardi 19 juillet 2016

Un message destiné aux agents clandestins diffusé par la radiodiffusion nord-coréenne...

Pour la première fois depuis 16 ans, la radiodiffusion nord-coréenne a transmis des messages codés vraisemblablement destinés à ses agents clandestins. Cette information a été révélée par le JoongAng Ilbo (Korea Daily en anglais) qui est un des trois principaux quotidiens de Corée du Sud.

La transmission, composée essentiellement de groupe de cinq chiffres, a débuté, le vendredi 15 juillet 2016, à 12h45 et s'est achevée à 12h57.

Une voix féminine a annoncé qu'elle allait transmettre des « sujets de mathématiques de l'université à distance destinés aux agents du Bureau 27 ». Elle a poursuivi en annonçant :

Page 459 question numéro 35
Page 913 question numéro 55
Page 135 question numéro 86
Page 86 question numéro 2

Ensuite, des groupes de cinq chiffres ont été diffusés jusqu'à 12h57.


Ce type de transmission, appelée par les anglo-saxons Numbers Stations et très actif à l'époque de la Guerre froide, n'a pas totalement disparu comme le démontre, une fois encore, cette transmission.

Sans être en mesure de percer le code utilisé, les dernières actions de la Corée du Nord peuvent donner quelques indications sur la possible nature du contenu de tels messages.

Selon la radio sud-coréenne, le Nord aurait déployé, fin juin 2016 en Chine, près de 300 de ses agents. Leur mission serait notamment de stopper le nombre de défections vers le Sud de ressortissants nord-coréens travaillant dans l'Empire du Milieu. Ils auraient également reçu l'ordre d'enlever des Sud-Coréens.

De plus depuis l'annonce du prochain déploiement en Corée du Sud d'un bouclier antimissile américain, P'yongyang a menacé Séoul et Washington « d'actions physiques » à l'encontre de ces installations.

On peut donc raisonnablement penser que les instructions contenues dans ces messages codés sont en rapport avec ces récents événements...

mercredi 15 juin 2016

Aux États-Unis, les communications du parti démocrate interceptées par des hackers russes...

Des hackers russes ont piraté pendant près d'un an les ordinateurs du parti démocrate à Washington. C'est ce qu'ont annoncé mardi le parti démocrate et la société informatique qui a nettoyé le réseau le week-end dernier. Le Washington Post a révélé l'affaire ce mardi. Parmi les données volées figurent des informations sur le passé de Donald Trump. Des informaticiens du Comité national démocrate ont demandé à la société de cybersécurité CrowdStrike d'intervenir pour identifier l'ampleur des dégâts et sécuriser le réseau dont le nettoyage s'est d'ailleurs terminé ce week-end. Selon Dmitri Alperovitch, co-fondateur de cette société, deux groupes russes bien distincts et connus ont pénétré dans les réseaux depuis l'été 2015. L'un des groupe s'appelle Cozy Bear. Il a pu intercepter toutes les communications du parti démocrate et avait déjà réussi à s'infiltrer dans les systèmes de messagerie de la Maison-Blanche en 2014. Toujours selon Dmitri Alperovitch, ces deux intrus exécutent ces missions d'espionnage politique et économique au profit du gouvernement de la Russie et seraient même liés aux services de renseignement russes.
(La voix de l'Amérique, le 15-06-2016)

jeudi 9 juin 2016

Des appareils israéliens destinés à intercepter les télécommunications sans fil découverts au sud du Liban...

Vigilantes, les forces de sécurité libanaises ont découvert et saisi des matériels et équipements électroniques d’espionnage sophistiqués d’Israël dans la zone montagneuse d'Al-Radar Jabal Amiq, au sud du Liban. Selon ce rapport, les équipements découverts avaient été déposés sous forme de grandes pierres dans cette zone montagneuse et espionnaient le réseau de télécommunications sans fil libanais. Au cours de ces dernières années, des dizaines d’appareils d’espionnage d’Israël ont été découverts et confisqués par les forces de sécurité ou les combattants du Hezbollah libanais dans divers points du territoire libanais.
(La voix de la République islamique d'Iran, le 09-06-2016)

vendredi 29 avril 2016

Un navire civil utilisé par la Corée du Nord pour collecter les données sur les lancements de missiles...

La NHK a appris qu’un bateau nord-coréen opérait dans les mêmes eaux que le sous-marin depuis lequel a été lancé un missile mer-sol balistique stratégique, ou MSBS, le week-end dernier. Des sources des services secrets japonais et sud-coréens ont fait savoir à la NHK qu’ils avaient trouvé l’endroit où le bateau appelé Mang Yong Bong naviguait, en analysant notamment des images satellites. Selon les sources, les déplacements du bateau étaient coordonnés avec le sous-marin nord-coréen, alors qu’un présumé tir de MSBS s’est produit en mer du Japon, près de la côte de Sinpo, le 23 avril. Les sources indiquent que P'yongyang aurait utilisé ce bateau, et non un navire militaire, pour filmer et collecter des données sur le lancement de missile apparent, afin que ses mouvements militaires ne soient pas détectés. Toujours selon les sources, le bateau a également navigué près d’un sous-marin en mer du Japon plus tôt ce mois-ci. Aucun missile balistique n’avait alors été lancé.
(Radio Japon international, le 29-04-2016)