mardi 22 août 2017

Soupçons de brouillage des GPS de l'US Navy

Après la collision, lundi 21 août 2017 au matin, entre un destroyer américain et un navire marchand, l'US Navy a ordonné une pause opérationnelle à toute sa flotte dans le monde entier.

Il faut dire que, depuis le début de l'année, les incidents liés à la navigation se multiplient au sein de la VIIe flotte. Ainsi, le 31 janvier, le croiseur lance-missiles USS Antietam a heurté un récif dans la baie de Tokyo endommageant son système de propulsion et occasionnant une fuite d'hydrocarbures. Le 9 mai, un autre croiseur, le USS Lake Champlain, a heurté un bateau de pêche sud-coréen au large de la péninsule. Le 17 juin c'est le destroyer USS Fitzgerald qui heurtait un porte-conteneurs au sud du Japon.

Notons tout d'abord que tous ces incidents se sont produits dans une région de l'Asie où la tension est vive, que ce soit avec la Corée du Nord qui menace rien de moins que d'atomiser les États-Unis ou encore son voisin chinois, qui bien que moins virulent, n'apprécie guère les patrouilles US en mer de Chine méridionale.

Si pour le moment et selon la formule consacrée aucune piste n'est écartée, il paraît évident que la marine américaine rencontre de gros problèmes liés à la navigation. Une série d'erreurs humaines semble assez peu vraisemblable compte tenu du professionnalisme reconnu des marins américains. Une cyberattaque a même été un temps évoquée, mais rapidement écartée.

Il reste une possibilité, celle qui consiste à corrompre les données GPS. Dans ce domaine, la Corée du Nord s'est souvent illustrée comme l'indiquaient plusieurs radios internationales en avril 2016 (1). À l'époque, les transports aériens et maritimes de Corée du Sud avaient été notablement perturbés et Séoul avait signalé ces brouillages à l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) ainsi qu'à l'Union internationale des télécommunications (UIT).

Si P'yongyang se trouvait effectivement derrière ces incidents, dont deux ont causé la mort de militaires américains, la situation dans la péninsule coréenne pourrait rapidement dégénérer. En effet, ces actions pourraient être, à juste titre, considérées par Washington comme des actes de guerre...


(1)Brouillage GPS par la Corée du Nord

vendredi 14 avril 2017

De nouvelles transmissions de messages chiffrés destinés à des agents nord-coréens...

Ce vendredi matin 14 avril 2017 à 1h15 heure de Séoul, Radio P'yongyang a diffusé une nouvelle série de messages codés. Cette transmission serait destinée aux agents nord-coréens infiltrés au Sud.

C'est l'agence de presse Yonhap qui l'annonce dans une dépêche en anglais à lire ci-dessous.

SEOUL, April 14 (Yonhap) -- North Korea on Friday sent a radio broadcast of a new combination of mysterious random numbers believed to be coded orders to its spies operating in South Korea, one day ahead of late state founder Kim Il-sung's 105th birthday, one of its key anniversaries.

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mardi 7 mars 2017

Au Kenya, un projet de surveillance des communications des téléphones mobiles bloqué par un juge...

Un juge kényan a bloqué un projet du gouvernement de surveillance des communications sur les réseaux téléphoniques mobiles. Selon les médias locaux, l'autorité kényane des communications a écrit en février aux trois principales compagnies de téléphonie mobile du pays pour demander l'accès à leur système informatique afin d'y installer un dispositif de surveillance des communications. Ayant eu vent de l'initiative le militant des droits de l'homme Omkia Omtatah a saisi la justice estimant que ce projet constitue une violation de la vie privée des Kényans. Un juge de Nairobi a bloqué le projet en attendant d'examiner l'affaire au mois de mai. Christopher Kemey, un responsable de l'autorité kényane des communications, a fait savoir que son organe projette d'installer un système visant uniquement à recueillir des données sur les équipements téléphoniques utilisés, ce qui permettra aux compagnies de vérifier en cas de besoin l'authenticité des appareils utilisés sur leurs réseaux, a-t-il assuré. « Il n'en est rien » soutien Henry Maina, directeur pour l'Afrique de l'Est de l'ONG de promotion de la liberté d'expression Article 19. « C'est un système susceptible d'abus » affirme-t-il. Lundi la coalition de l'opposition kényane s'est jointe à la plainte contre le projet de surveillance des réseaux téléphoniques mobiles.
(La voix de l'Amérique, le 07-03-2017)