mardi 1 novembre 2011

Scotland Yard trackers operate fake mobile base stations...


London's Metropolitan Police are using fake base stations to intercept mobile-phone calls, not to mention running a covert air wing, according to reports over the weekend.

The base stations come from Leeds-based Datong plc, and can blanket a 10km2 area within which every mobile phone is tracked and monitored, according to the Guardian newspaper. Meanwhile the Telegraph has been busy tracking down £3m worth of fixed-wing aircraft, which, the paper alleges, the Met has been using without oversight from the Metropolitan Police Authority.


Neither claim has been admitted, or denied, by the Metropolitan Police force, which provided us with the usual comments about "proportionate responses" and "covert policing". Neither claim is particularly shocking, but even spooks would be impressed to see the police running a 14-seater Cessna registered to a shell company consisting of nothing more than a rented post-office box.

Read more...

dimanche 30 octobre 2011

Les hackers mercenaires de Kadhafi et le Big Brother libyen...


Avant que ne débute la rébellion, le régime avait comme priorité la surveillance et le collecte de données. Quand a démarré l'insurrection, le régime a mis en place à la hâte des technologies de filtrage et de blocage, et fait appel à des spécialistes étrangers pour attaquer les sites et les communications de l'opposition.

Sous la dictature, la Libye collectait d'énormes quantités de données. Au mois d'août, le Wall Street Journal a décrit les équipements de surveillance construits dans un complexe de sécurité abandonné par Narus, filiale détenue à 100% par Boeing et Amesys. Cette dernière appartient à la société française Bull, soutenue par l'Etat.

Après le début du printemps arabe, des développements supplémentaires ont été menés dans un centre de surveillance d'Internet, géré par le ministère de l'Intérieur à Tripoli et connecté aux agences de sécurité libyennes.

Les employés de LTT ont aussi raconté le recrutement de hackers chinois et d'Europe de l'Est, afin de bloquer les sites clés de l'opposition ainsi que les médias sociaux comme Facebook ou YouTube.

Ce sont également eux qui ont lancé des campagnes de hameçonnage destinées à voler des mots de passe Facebook, et créé des virus afin d'infecter les ordinateurs des utilisateurs et de compromettre la sécurité de leurs données.

Ils ont aussi décrit la mise en place d'outils destinés à écouter les conversations sur Skype, les réseaux mobiles et Internet par des connexions VSAT. Leurs déclarations confirment que des cyber-attaques sur les sites d'opposition [libyens] ont été menées depuis la Serbie, commme Global Voices le rapportait.


Lire la suite...

lundi 12 septembre 2011

Libya Caught Jamming Sat-Phones


If you’re traveling in a place like Iraq, the easiest way to get in touch with the outside world is with a Thuraya satellite phone. But for six months last year, Thuraya’s signals were jammed by a mysterious adversary. But now, Space News reports, investigators have discovered the source of the jamming: the Libya government, a shareholder in the phone company.


Industry officials said that because of Thuraya’s operations in the Middle East, and because Thuraya’s owners include government-owned telecommunications operations from most Arab and Muslim governments in the region, the jamming was immediately assumed to be of U.S. or Israeli origin.

But as the weeks passed and the jamming did not cease or change characteristics, Thuraya was forced to maneuver its large satellite, located at 44 degrees east in geostationary orbit, to try to isolate the location.



More...

Israeli drones jamming phones in Gaza?


The Israeli military pioneered the use of unmanned planes — mostly to spy on their foes. In the 2006 war with Hezbollah, the drones racked up tens of thousands of flight hours on watch duty. But Palestinians in Gaza now say the drones are being used for much, much more. The AP reports:

Palestinians say they know when an Israeli drone is in the air: Cell phones stop working, TV reception falters and they can hear a distant buzzing. They also know what’s likely to come next — a devastating explosion on the ground.

More...

DPRK Monitoring ou la Corée du Nord vue à la radio...


La Corée du Nord, thème de ce hors-série, est également le sujet du nouveau blog créé par Alain Charret et Yves-Marie Peyry. DPRK Monitoring, ou la Corée du Nord vue à la radio, qui sera exclusivement consacré à cette dernière dictature communiste. Il se veut être un exemple concret de recueil de renseignements ouverts grâce à l'écoute radio.

En vérité, on sait assez peu de chose de ce pays très difficile à pénétrer même pour les services de renseignement. L'exploitation des sources ouvertes reste donc un des rares moyens d'en savoir un peu plus. Ce sera l'objectif de ce nouveau blog qui tentera d'isoler les informations concernant la République populaire démocratique de Corée en écoutant notamment sa radio nationale, La voix de la Corée, sa voisine du sud, Radio Corée international, ainsi que l'un de ses rares alliés Radio Chine international. Bien entendu toutes les informations concernant la RPDC entendues sur les autres radios écoutées quotidiennement au profit de Renseignor seront rapportées dans ce blog.

L'accent sera mis sur l'activité des services de renseignement ainsi que sur son armée de pirates informatiques, l'exportation de son savoir-faire en matière de missiles balistiques et d'armes de destruction massive, ainsi que sur les divers trafics destinés à générer des devises étrangères. Une attention toute particulière sera également portée à son armée, sa modernisation, son entraînement, ainsi que sur ses nombreuses provocations.

Ce hors-série de Renseignor rassemble des exemples du type d'informations qui peuvent être recueillies exclusivement par l'écoute de la radiodiffusion internationale. DPRK Monitoring ou la Corée du Nord vue à la radio devrait être en mesure d'exploiter ponctuellement d'autres sources non moins intéressantes...



Alain Charret

samedi 27 août 2011

Discrète visite à Benghazi du chef des services de renseignement soudanais...


Le 25 août dernier, Mohamed Atta, le directeur du National Intelligence and Security Services, les services soudanais de renseignement, s'est rendu à Benghazi où il a rencontré des responsables du Conseil national de transition.

Selon certaines sources, Mohamed Atta aurait remis au CNT une lettre du président soudanais. Omar Hassan Al-Béchir y adresserait ses félicitations au CNT pour le succès de la révolution libyenne.

Lors de cette visite le directeur du NISS aurait évoqué le cas du leader du Mouvement pour la justice et l'égalité actif principalement au Darfour, Khalil Ibrahim, réfugié en Libye depuis mai 2009. À cette époque Khalil Ibrahim, fuyant le Darfour, s'était vu refuser l'entrée sur le territoire tchadien et contraint de se replier en Libye. Khartoum a déjà demandé, à plusieurs reprises et sans succès, son extradition.

De son côté, le Mouvement pour la justice et l'égalité, inquiet du sort de son leader, a demandé au CNT et à l'OTAN d'assurer sa sécurité.

À noter que le Soudan a discrètement soutenu la rébellion libyenne. En mars Khartoum a autorisé l'OTAN à survoler son territoire dans le cadre de la mise en place de la zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Libye.

En juin dernier, Mohamed Atta s'est rendu secrètement en France. À cette occasion il aurait fourni des renseignements sur les forces gouvernementales libyennes aux services de renseignement français.
Khartoum a confirmé ce déplacement en France, mais nie le fait que la situation libyenne ait été évoquée.

jeudi 2 juin 2011

Bactérie tueuse : doit-on craindre une action de terrorisme bactériologique ?


Habituellement responsable de la plupart des épidémies de gastroentérites qui frappent chaque hiver la France, la bactérie Escherichia coli (E. coli) est généralement inoffensive. Certaines de ses souches qualifiées de entérohémorragiques (ECEH) peuvent être beaucoup plus dangereuses. L'une d'elles est particulièrement résistante. Il s'agit de celle connue sous l'appellation 0104:H4. Alors que l'E. Coli s'attaque habituellement aux sujets les plus faibles, et notamment les jeunes enfants et les personnes âgées, 0104:H4 frappe sans distinction jeunes et vieux, forts et faibles. Plus résistante, elle provoque notamment des crampes abdominales et des diarrhées susceptibles d’évoluer vers des diarrhées sanglantes (colite hémorragique). La fièvre et les vomissements peuvent également s’observer. On estime que l’infection à ECEH peut évoluer en syndrome hémolytique-urémique chez 10% des patients atteints, avec un taux de létalité de 3 à 5%1.

C'est en Allemagne que cette épidémie semble avoir débuté. Les spécialistes ont tout d'abord pensé que le foyer d'infection provenait de concombres importés d'Espagne. Une hypothèse maintenant infirmée ; les scientifiques allemands, comme leurs confrères européens, tentent toujours d'identifier l'origine de l'épidémie, ainsi que son ou ses vecteurs. Plusieurs pays européens sont touchés, mais jusqu'à présent les personnes contaminées avaient toutes effectués un séjour en Allemagne.

Il semble important de noter que cette bactérie a été découverte pour la première fois dans la péninsule coréenne en 2005.

Cette dernière information ne peut que retenir l'attention de certains spécialistes proches des services de renseignement et au fait des ambitions de certains groupes terroristes à visées internationales comme Al-Qaïda.

La Corée du Nord qui, l'année dernière, a envoyé par le fond un destroyer sud-coréen et quelques temps après bombardé une île sud-coréenne faisant de nombreuses victimes, est connue pour disposer de plus d'une dizaine de virus et bactéries pouvant être utilisés pour des armes biologiques2. Isolée par l'ensemble de la communauté internationale, l'un des seuls moyens dont elle dispose pour obtenir des devises consiste à vendre son armement ainsi que son savoir faire en matière d'armes de destruction massive.

Sans vouloir adhérer à la théorie du complot, difficile de ne pas évoquer la possibilité que cette bactérie provienne d'un laboratoire nord-coréen.

En poussant encore un peu plus loin ce raisonnement, il serait possible que P'yongyang ait vendu la bactérie à Al-Qaïda qui a juré de venger la mort d'Oussama Ben Laden tué par des commandos américains début mai.

Le 30 mai 2011, Abu Sulaiman Al-Nasser, un leader d'Al-Qaïda bien connu, annonçait qu'il voulait mettre l'Europe à feu et à sang cet été3.

Si cette subite et encore inexplicable épidémie était effectivement le fruit d'une action terroriste, pourquoi n'a-t-elle pas encore été revendiquée ?
Une des explications possibles : il pourrait tout simplement s'agir d'un test qui précèderait une opération de plus grande envergure.

Parmi les éléments surprenants, on pourra noter que, bien que l'épidémie ne touche que des pays européens, le 1er juin 2011 la Chine a annoncé se mettre en état d'alerte contre la bactérie4.
N'oublions pas que Pékin est le seul allié de la Corée du Nord dont le leader, Kim Jong-il, a effectué la semaine précédente une visite officielle de plusieurs jours en Chine. Les autorités chinoises auraient-elles été informées par leur voisin et non moins allié ?

Ajoutons à cela la récente annonce de P'yongyang menaçant à nouveau son voisin du sud de réponses qualifiées de « physiques » à ses actions de propagande, et interrompant une ligne téléphonique de communication militaire reliant les deux frères ennemis de la péninsule.

Autant d'éléments qui provoquent bon nombre d'interrogations, à défaut d'adhérer aveuglément à la théorie du complot. Une théorie qui n'est peut-être pas aussi invraisemblable qu'on pourrait le croire. En effet, certaines sources indiquent que les services de renseignement allemands, BND, auraient un « vague soupçon » selon lequel la bactérie aurait été volontairement placée dans des lieux de distribution européens de primeurs. Toujours selon la même source, le BND5 aurait participé, près de Paris, à une réunion dans un centre d'opérations conjoint américano-européen sur le sujet de ce qu'il conviendrait maintenant d'appeler pandémie ECEH.

Il ne reste plus qu'à espérer qu'il ne s'agisse là que d'élucubrations d'un romancier en mal de scenario et que l'été ne sera pas aussi chaud que le prédit Abu Sulaiman...


Alain Charret.